Roland MASSE se souvient :
L’Inspecteur Charlie Carrier avait été membre du Ferry Command en poste avec
moi à Elizabeth City en Caroline du Nord alors que la station radio du Ferry
Command instalée dans cette ville était responsable pour le contrôle par
radio des avions bombardiers délivrés pour le front d’Afrique. Il connaissait
déjà la vitesse de croisière du postulant et n’avait aucune intention de se
faire tirer la pipe...
Charlie
était un très bon opérateur , il avait été membre du personnel volant comme
radio à bord des bombardiers délivrés en Europe. Lors d’une traversée au
dessus de l’Atlantique, un problème dans le système qui distribuait l’oxigène
à l’équipage avait subi une défaillance à la position de l’opérateur radio
et Charlie s’était retrouvé semi-conscient pour un certain temps avant que
l’on découvre sa fâcheuse situation, et de constater qu’il avait les mains
gelées à un point tel qu’il avait dû se faire amputer les doigts de chaque
main.
Malgré ce
handicap, il était quand même parvenu à écrire en se servant d’une machine
à écrire, il poussait les lettres du clavier en utilisant les deux seuls
doigts qu’il avait à sa disposition, les pouces. Je le trouvais très
courageux.

Bernard SCHUMPH se souvient
Quand je
suis arrivé au bureau de Montréal en 1969, Monsieur Carrier y était déjà.
C'était dans le temps oû le code morse servait d'intercom entre les bureaux.
J'échangeais des messages avec lui en utilisant une brocheuse comme clef de
morse ...